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[Autographes] Camille DOUCET (1812-1895), poète et auteur dr - Lot 28

Lot 28
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Estimation :
200 - 300 EUR
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[Autographes] Camille DOUCET (1812-1895), poète et auteur dr - Lot 28
[Autographes] Camille DOUCET (1812-1895), poète et auteur dramatique, secrétaire perpétuel de l'Académie française. Ensemble de 7 lettres autographes signées, de 3 cartes autographes dont 2 signées, et d'une pièce manuscrite. La majorité des autographes est adressée à son ami Abraham Dreyfus, elle s'étend de 1886 à 1892, et forme 9 pages in-8 et 4 pages in-4, à l'en-tête de l'Institut de France. Les lettres évoquent des autographes de Camille Doucet qu'il envoie ou désire faire détruire - un article d'Abraham Dreyfus dans le Gil Blas - la visite de deux illustrateurs de revues, dont J.-B. Guth, pour son portrait - des remerciements à Dreyfus pour sa "notice si charmante et qu'on ne saurait trop reproduire pour ma gloire" - une de janvier 1891 évoque son désaccord avec les membres de la Société des Auteurs et Compositeurs dramatiques dont il est Président "ayant fait mon devoir de président, je ne voulais pas revenir sur une discussion épuisée, encore moins me plaindre d'avoir préché dans le désert (...) mes sentiments n'ont pas été partagé par la Commission, je m'incline." La pièce manuscrite est une longue diatribe, signée et datée de mai 1886, à propos d'un usage qu'on lui a reproché lors des diners annuels de la Société des Auteurs, celui de finir par un toast plus ou moins solennel : "vos longs speacks ne nous amusent pas,/ et leurs banalités attristent le repas./ Des amis qui s'en vont, de ceux qui les remplacent / vous chantez les vertus sur des airs qui nous glacent / dit un troisième! Enfin, tous ayant demandé / qu'on se tût désormais, à vos voeux j'ai cédé / mais , en inaugurant le règne du silence / vous n'en aviez pas su prévoir la conséquence / (...) Et le jour où [Victorien] Sardou, pour qui l'on me renvoie / aurait pris la parole, à votre grande joie ! / grâce au nouveau système imaginé par vous / Sardou reste muet! et nous attrape tous!" Et finit : "Et maintenant Messieurs, que j'ai recommencé / renonçant comme vous au silence forcé / buvons, sans qu'un excès de pudeur nous retienne / à de chères santés : aux vôtres! à la mienne!". Elles est accompagnée d'un brouillon de lettre manuscrit d'Abraham Dreyfus.
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